COUPE DU MONDE 2026:  « Pape Thiaw Momognou » Quand ce reporter oublie le maillot national.

les Lions du Sénégal font face à une double adversité. les résultats et une vague de critiques venues de certains reporters. Reporter; raconte ce que tu as  devant toi.

Au Sénégal, l’ adage nous recommande de ne pas tirer sur l’ambulance. Pourtant, pendant la poule I face à la France, la Norvège, certains reporters sportifs ont choisi de s’acharner sur Pape Bouna Thiaw et ses joueurs. Au point de fragiliser ceux qu’ils sont censés défendre.

Pape Bouna THIAW, Kalidou Koulibaly, Sadio MANE, Gana GUEYE, Ismala SARR , ces patriotes que certains tentent de détruire. Des plus âgés et sans la moindre condition physique jouent dans cette coupe du monde, mais jamais divulgués par leur presse.

Nous sommes journalistes. Nous écoutons. Et ceux qui écoutent ces antennes le savent, il y a un commentateur qui traite systématiquement nos entraîneurs nationaux de « nuls ». Lui-même, au regard de son travail, ne figurerait même pas dans un classement des meilleurs reporters du pays. C’est lui qui devrait porter le chapeau.

Un autre, arrivé on ne sait d’où, s’est permis d’attaquer le coach en wolof à l’antenne : « Pape Thiaw momognou », « Pape Thiaw, nous ne sommes pas ta propriété ». Des propos qui dépassent la critique sportive pour virer au règlement de comptes.

Certains sont allés plus loin encore. Avant même la fin des deux premières défaites, ils avaient déjà désigné un remplaçant à Pape Bouna Thiaw aux joueurs taxés de vieillesse. Ils commentent le match du Sénégal comme s’ils jouaient pour l’adversaire, en révélant publiquement les faiblesses de l’équipe.

Or, en pleine Coupe du Monde, dévoiler les failles de ses propres Lions, c’est offrir à la France, à la Norvège ou à l’Irak la carte pour nous battre.

Critiquer, c’est un droit. Détruire, c’en est un autre. Entre les deux, il y a le Sénégal. Et le Sénégal mérite des journalistes qui portent le maillot, pas ceux qui le déchirent en direct.