www.lemiroir1.net: Les Vraies Nouvelles dans le Web/Deugue Rêke
(Par Frédéric DIALLO & Samba NDIAYE)
Le CEDAF accueille un atelier sur les solutions fondées sur la nature dans le cadre du projet PRECABE « Capitalisation des solutions fondées sur la nature, le projet PRECABE va s’étendre sur les 13 régions du Sénégal »
Thiès, le 26 juillet 2026: le Centre d’Education et de Documentation pour l’Agroécologie, CEDAF, de Thiès a abrité ce lundi un atelier de capitalisation. L’objectif visé , c’est de valoriser les solutions fondées sur la nature et renforcer la structuration des initiatives communautaires pour des moyens de subsistance résilients.
Organisé dans le cadre du projet PRECABE à Thiès, l’atelier a réuni acteurs locaux, organisations de base, partenaires techniques et autorités. Les échanges ont porté sur les bonnes pratiques déjà expérimentées sur le terrain : reboisement, gestion durable des sols, maraîchage agroécologique, conservation de l’eau et diversification des revenus.
Pour les porteurs du projet, il ne s’agit pas de repartir de zéro. L’idée est de tirer les leçons des actions menées par les communautés et de les documenter. « Nous voulons mettre en lumière ce qui marche déjà chez nous, afin que d’autres villages puissent s’en inspirer et que les appuis soient mieux ciblés », a expliqué un responsable du projet PRECABE.
L’accent a aussi été mis sur la structuration des groupes communautaires. Mieux organisés, ils pourront accéder plus facilement aux financements, assurer le suivi des activités et garantir la durabilité des acquis, même après la fin du projet.
Dans la région de Thiès, les communautés font face à la dégradation des terres, à l’irrégularité des pluies et à la pression sur les ressources naturelles. Les solutions fondées sur la nature proposées misent sur des techniques locales adaptées : cordons pierreux, zaï, compostage, et gestion communautaire des forêts. Lancé pour renforcer la résilience des populations, PRECABE mise ainsi sur l’intelligence collective locale comme levier principal pour sécuriser les moyens de subsistance.
Des voix de femmes au centre du dispositif, deux figures ont particulièrement marqué l’atelier. Mme Sarr, Ndeye Gnilane FAYE, Présidente du Centre National d’Assistance et de Formation pour la Femme, a insisté sur le rôle des femmes dans la résilience communautaire : « les femmes portent déjà les solutions au quotidien. Il faut les équiper, les former et les financer pour que les acquis durent ».
De son côté, Julie CISSÉ, Coordinatrice de GIPS/WAR, a plaidé pour une meilleure structuration des initiatives de base. Sans organisation, les efforts s’épuisent. Avec des groupements solides, on accède aux financements et on assure le suivi », a-t-elle déclaré.
Toujours selon, la Coordinatrice de GIPS/WAR: « face aux pluies, l’urgence est aussi sur le terrain. Six (6) quartiers de Thiès sont particulièrement touchés :Mbour3, Diakhaw-Thialy, Thialy, Nguinth, Sampathé et Médina Fall. Des équipes communautaires y sont déjà formées. Elles se disent prêtes à collaborer avec leurs maires pour prévenir et combattre les inondations…

