COUPE DU MONDE 2026: « de soi-disant reporters contre l’entraineur et  leurs propres Lions. Quand la critique tue l’équipe »

www.lemiroir1.net/Deugue Rêke     (Par Frédéric DIALLO)

Une question qui  fâche. Pourquoi certains reporters sportifs sénégalais choisissent-ils de fragiliser les Lions au moment même où ils ont besoin de soutien ?                                                                                                                    Pendant les deux premières journées de la poule I face à la France, la Norvège, la presse a plus tiré sur l’équipe que les adversaires.

Le Sénégal a mal démarré avec deux défaites d’entrée dans cette poule I qui regroupe la France, la Norvège, l’Irak et les Lions de la Téranga. Un bilan lourd, oui. Mais au lieu d’un sursaut collectif, on a assisté à un autre match , celui de la critique interne par de soi-disant journalistes reporters issus d’aucune école de formation en journalisme. Dans ce pays, tout le monde est journaliste et technicien.

Certains journalistes reporters sportifs se sont distingués, en attaquant frontalement le coach Pape Bouna THIAW et le capitaine, Kalidou KOULIBALY, Sadio MANE et Ismaila SARR…

Avec un sale objectif de régler des comptes en direct. Pape Bouna Thiaw, le sélectionneur, a été traité de « nul ». Le capitaine Kalidou Koulibaly, pilier de la défense et longtemps acclamé par tout un peuple, s’est retrouvé au centre des attaques.

Ces sorties publiques dévoilent les failles de l’équipe en pleine compétition. Elles donnent à l’adversaire le plan de jeu sur un plateau.

Un journaliste sportif a un devoir d’informer, analyser, parfois critiquer. Mais critiquer l’entraîneur et le capitaine pendant le tournoi, c’est affaiblir le vestiaire. La France, la Norvège ou l’Irak n’ont pas besoin qu’on leur fasse le travail.

Le Sénégal peut perdre un match. Il ne doit pas perdre son unité. Entre le droit de critiquer et le devoir de soutenir; les Lions ont besoin d’une presse responsable, mais pas celle des badauds.