La crise du détroit d’Ormuz de 2026 est une escalade militaire et diplomatique survenue dans le contexte de la guerre en cours entre l’Iran et les États-Unis et leurs alliés, autour du contrôle et de la sécurité de cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

Comment le détroit d’Ormuz est devenu la carte maîtresse de l’Iran dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël

Par  et 

Publié le 07 avril 2026 à 05h30, modifié le 07 avril 2026 à 13h06
Malgré l’ultimatum lancé par Donald Trump, Téhéran ne semble pas décidé à rouvrir le bras maritime, stratégique pour l’économie mondiale. Le régime en fait désormais un instrument de la souveraineté nationale, envisageant même de monnayer définitivement le passage.
Donald Trump promettait de plonger le pays dans les flammes de l’« enfer ». Mais à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé à l’Iran au mardi 7 avril à 20 heures, heure de Washington, la menace d’une punition divine formulée par le président américain laisse de marbre les dignitaires du régime islamique. Les pressions militaires, insultes et remarques obscènes proférées ces derniers jours par le chef de la Maison Blanche exigeant une réouverture du détroit d’Ormuz, dont le blocage déstabilise l’économie mondiale, suscitent au mieux l’indifférence, au pire le dédain de l’Iran, qui prétend incarner aux yeux du monde la « résistance » face aux Etats-Unis et à leur allié israélien, à l’origine de l’offensive déclenchée le 28 février.
Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/07/le-detroit-d-ormuz-carte-maitresse-de-l-iran-dans-la-guerre-au-moyen-orient_6677794_3210.html

« Nous n’accepterons pas un simple cessez-le-feu », a signifié lundi, Mojtaba Ferdoussi, le chef de la mission diplomatique iranienne au Caire, auprès de l’agence Associated Press, exigeant, avant tout accord de paix, des garanties pour qu’aucune attaque ne vise à nouveau le régime décrit, il y a encore trois mois, comme agonisant. L’Iran poursuivra la guerre « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun », cinglait un peu plus tôt l’un des porte-parole de l’armée iranienne, ignorant les propos de Donald Trump se disant prêt à détruire « l’Iran tout entier » dès mardi soir.